CONTEXTE

La province de la Mongala

La Province de la Mongala (chef-lieu Lisala) se trouve au Nord-Ouest de la République démocratique du Congo (RD-Congo). Couverte par la forêt équatoriale, elle est composée de trois Territoires : le Territoire de Lisala, le Territoire de Bumba et le Territoire de Bongandanga. La province est traversée par le fleuve Congo et ses affluents. Elle couvre 58 000 km2 (environ 2 fois l’étendue de la Belgique) et est peuplée de 3,3 millions d’habitants dont la majorité sont des jeunes. Elle est semi-enclavée à cause de l’état désastreux des routes et du manque de liaisons fluviales et aériennes régulières. Plus de la moitié de la population n’a pas de couverture sanitaire et fait face à de multiples maladies endémiques, au manque d’hygiène, à l’insuffisance du système de santé et à la pauvreté.

Témoignages

Les témoignages de la population de la Mongala et des professionnels de santé. Récits poignants des femmes, révélant leurs défis de santé quotidiens.
"Nous attendons le Dr NGbama. Qu’il revienne comme il nous avait promis, arranger le village. Notre village est détruit, l’hôpital est détruit. Il n’y a pas de logement pour les infirmiers. Pas de logement pour le Médecin. Pas de médicaments. Il n’y a pas de Maternité.
Nous n’avons personne pour s’occuper de nous. "
"Nous vous attendons Papa. Venez améliorer la vie de notre village. Les femmes n’ont pas de place pour accoucher. Nous vous attendons avec CASAMO pour nous aider avec le peu que vous avez "
"Nous n’avions pas vu papa CASAMO quand il est passé ici. Sa présence nous permettra de faire avancer notre village. Nous attendons le voir. Qu’il vienne vite pour que nos malades soient bien soignés. Quand il sera là, nous pourrons lui soumettre d’autres idées que nous avons. Venez vite vous occuper de nous pour que les malades se reposent en toute tranquillité. »
« (en langue mondunga avec traduction en lingala) :
"Papa Roger NGbama, venez arranger notre hôpital. Où soigner les malades ? Venez arranger notre hôpital, nous avons besoin de 3 ou 4 lits avec éponges pour les accouchements de nos femmes. Nous n’avons pas de kilo (balance) pour peser les femmes avant l’accouchement. Il n’y a pas de pèse-bébé pour les nouveau-nés, pas de microscope, pas de tensiomètre et pas de médicaments. Apportez-nous tout ça. Nous pleurons auprès de vous."
"Nous pleurons Papa NGbama pour qu’il vienne avec Casamo voir notre village. Nous sommes tout près de Lisala mais nous n’en bénéficions pas. Nous sommes négligées par tout le monde. Qu’il vienne voir notre village."
Le chef coutumier du village Kanya
" CASAMO peut venir, nous l’attendons à coeur ouvert, avec impatience. Qu’il vienne nous aider. Nous traversons une grave crise. Comme je l’ai déjà dit avant, nous manquons de tout. Nous n’avons pas de locaux pour les soins, nous n’avons pas de lit pour les accouchements, pas de microscope, pas de matériel, pas de médicaments, pas de locaux pour les accouchements, pour les soins et pour le personnel. Surtout qu’il vienne construire des locaux. Les habits (les blouses que CASAMO leur avait données) sont avec l’ITA (Infirmier Technique adjoint) qui a déménagé. »
Pourquoi a-t-il déménagé ?
« Il est parti parce qu’il n’y a pas de matériel pour travailler ici. C’est pourquoi il a quitté ici pour s’installer au croisement de Madzalanga. Il a aussi les habits. "
La femme.
« Qu’ils viennent nous voir et nous aider. Nous les attendons. La crise est grande ici. Qu’ils nous apportent des médicaments. Il n’y a pas de médicaments. Qu’ils viennent nous aider.»
ITA (Infirmier Titulaire Adjoint) est de retour à côté d’IT.
Comment allez-vous accueillir CASAMO ?
« Je m’appelle ITA Oscar. Je suis de retour. Docteur, nous vous attendons à coeur ouvert. Notre population est pressée d’accueillir votre Projet. Nous avons beaucoup de
difficultés ici. Nous manquons de tout : matériel, microscope, pèse-bébé, médicaments, locaux, lits pour nos malades et pour les femmes qui vont accoucher. C’est avec beaucoup d’impatience que la population vous attend avec ce Projet.»
IT (Infirmier Titulaire) :
« Docteur, regardez le travail de réhabilitation du poste de santé que je fais et la pancarte que j’ai fabriquée avec mes propres forces. Veuillez nous soutenir avec CASAMO. »

La traversée en moto d'un cours d'eau débordant.

Je m’appelle Béatrice Litepu. Je suis membre de Casamo et infirmière à l’Hôpital général de Lisala. J’ai adhéré à Casamo à cause des difficultés des soins que la population rencontre ici. Les Centres de santé sont très éloignés de l'hôpital. En cas de difficulté d’accouchement, les femmes arrivent très tard à l’hôpital. L’accouchement se passe mal, les femmes ou les enfants meurent souvent d’hémorragie. Si Casamo arrive ici, nous pourrons aller soigner ces femmes aux Centres de santé, tout près de chez elles.
IT (Infirmier Titulaire) dans le poste de santé
« Nous sommes à Kanya, le Coordon ne nous a pas trouvé lors de son précédent passage. Je suis IT Guelord Monziba. Nous sommes dans une zone enclavée. Nous manquons presque de tout : médicaments, matériel médical tel que pèse-bébé, boîte de petite chirurgie, appareil pour mesurer le poids des femmes enceintes, nous le faisons au pif. Nous pensons que CASAMO peut nous aider. Même avant votre arrivée. Nous vous attendons pour nous construire un hôpital grâce à CASAMO. »
IT de Bongandanga
Nous regrettons beaucoup de voir que vous ne vous occupez pas de nous. La plus grave épidémie ici c’est la Malaria (paludisme) Elle plus grave que la poliomyélite ou les vers intestinaux. Nous nous demandons si le problème vient de la Province ou de la Zone. Ici à Bongandanga nos enfants souffrent avant tout de la Malaria à cause du manque de moustiquaires. Nous avons plus besoin de moustiquaires plutôt que de vaccins. Les moustiquaires sont nos vaccins. Comment allons-nous guérir ? On ne s’occupe pas de nous. Tout ce qui arrive ne nous est pas distribué.
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